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Intimidation Print or save as PDF

Comment est-ce défini?

L’intimidation survient lorsqu’une personne essaie de faire du mal à une autre personne et qu’elle le fait plus d’une fois. L’intimidation peut être physique, verbale ou sociale, et elle peut aussi se dérouler sur Internet par courriel ou messages textes. La personne qui intimide se trouve en position de pouvoir réel ou perçu par rapport à la personne victime d’intimidation. Le déséquilibre de pouvoir est considéré comme une caractéristique qui distingue l’intimidation d’autres formes semblables de conflit (Juvonen & Graham, 2014).

Le cadre de The Learning Bar définissant les éléments moteurs des résultats des élèves comprend les mesures de l’enseignement de qualité, du contexte scolaire, du contexte de classe et du contexte familial. Le contexte scolaire comprend les mesures de la défense des droits à l’école, de l’intimidation et du sentiment de sécurité à l’école. On demande aux élèves de répondre à des questions sur leurs expériences liées à quatre types d’intimidation : intimidation physique, verbale, sociale et cyberintimidation.

Pourquoi est-ce important?

  • L’intimidation influe négativement sur le bien-être physique, mental et scolaire des élèves et peut avoir de graves effets (Nansel et al., 2001; Roland, 2002).
  • La cyberintimidation survient le plus souvent lors de la période de transition entre le primaire et le secondaire (Price & Dalgleish, 2010).
  • Les écoles peuvent prendre des mesures pour réduire la prévalence de l’intimidation, comme intervenir si un élève est visiblement victime d’intimidation et veiller à ce que les conséquences à l’intimidation soient énoncées clairement et appliquées systématiquement (O’Moore, 2000; Pepler, Craig, Ziegler, & Charach, 1994).

Comment est-ce mesuré?

Dans le cadre des sondages NotreÉCOLE destinés aux élèves du primaire et du secondaire, les élèves répondent à des questions d’une échelle de type Likert se rapportant à leurs expériences relatives à l’intimidation. Au primaire, les élèves sont considérés comme étant « victimes d’intimidation modérée » s’ils ont déclaré avoir subi deux formes d’intimidation au cours des quatre dernières semaines, et comme étant « victimes d’intimidation élevée » s’ils ont déclaré avoir subi trois formes d’intimidation ou plus au cours des quatre dernières semaines. Au secondaire, les élèves sont considérés comme étant « victimes d’intimidation modérée » s’ils ont subi n’importe quelle intimidation physique au cours du dernier mois, ou toute intimidation verbale, intimidation sociale ou cyberintimidation plus d’une fois par semaine.

Les élèves sont considérés comme étant « victimes d’intimidation élevée » s’ils ont déclaré avoir subi de l’intimidation physique plus d’une fois par semaine, ou toute intimidation verbale, intimidation sociale ou cyberintimidation au moins 4 à 5 fois par semaine. Les résultats sont respectivement présentés comme le « pourcentage d’élèves victimes d’intimidation modérée » et le « pourcentage d’élèves victimes d’intimidation élevée ». Les résultats sont également présentés séparément pour chacune des quatre formes d’intimidation, et indiquent le pourcentage d’élèves ayant sélectionné chacune des catégories de réponses de l’échelle de type Likert. Cela permet aux écoles d’avoir un aperçu de la prévalence générale de l’intimidation et de déterminer si l’une ou l’autre des formes précises d’intimidation est plus prévalente que les autres.

Références

Juvonen, J., & Graham, S. (2014). Bullying in schools: The power of bullies and the plight of victims. Annual review of psychology65, 159-185.

Nansel, T. R., Overpeck, M., Pilla, R. S., Ruan, W. J., Simons-Morton, B., & Scheidt, P. (2001). Bullying behaviors among US youth: Prevalence and association with psychosocial adjustment. JAMA285(16), 2094-2100.

O'Moore, M. (2000). Critical issues for teacher training to counter bullying and victimisation in Ireland. Aggressive Behavior, 26, 99-111.

Pepler, D. J., Craig, W. M., Ziegler, S. & Charach, A. (1994). An evaluation of an anti-bullying intervention in Toronto schools. Canadian Journal of Community Mental Health, 13(2): 95-110.

Price, M., & Dalgleish, J. (2010). Cyberbullying: Experiences, impacts and coping strategies as described by Australian young people. Youth Studies Australia29(2), 51.

Roland, E. (2002). Bullying, depressive symptoms and suicidal thoughts. Educational research44(1), 55-67.